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Industrie automobile au Maroc

Préambule

Après avoir traversé plusieurs phases de structuration, le secteur a vu sa productivité et le montant des investissements drainés stimulés par les projets de véhicules économiques et par l'amélioration de son environnement fiscal.

Avec une production de 50 000 véhicules en 1999, en progression de plus de 15% depuis trois ans, le secteur automobile marocain affiche un important potentiel de développement et devrait atteindre 100 000 véhicules par an à l'horizon 2006.

L'industrie automobile (véhicules assemblés et composants automobiles) emploie environ 13 000 personnes et réalise un chiffre d'affaires de plus de 6 milliards de Dirhams, dont 2 milliards à l'exportation vers les pays de l'Union Européenne.

Les mutations actuelles du secteur de l'automobile font du Maroc un site de montage potentiel sur le marché international. Sa force est essentiellement liée à :

  • la qualification et compétitivité de la main d'œuvre;
  • la diversification de la sous-traitance;
  • la position stratégique liée à la proximité de l'Europe et aux différents accords d'association tels que : Maroc/Union Européenne, AELE, Jordanie, Tunisie, Égypte.

L'expérience de grands groupes du secteur tels que Yazaki, Delphi, Volswagen Bornetze ou VALEO ont fait du Maroc un des principaux fournisseurs en matière de câblage électrique pour l'automobile.

Les nombreux efforts déployés pour la mise à niveau de ce secteur, tant sur le plan de la qualité, de la normalisation et du marketing que sur le plan technologique, contribuent de plus à la pérennisation de cette activité dans le pays.

 

Analyse du secteur automobile marocain

a)    Présentation du secteur

L’industrie automobile marocaine représente près de 5% du PIB industriel, assure 14% des exportations industrielles et entraîne une grande partie de l’économie marocaine. Cette activité comporte plus d’une centaine d’entreprises dont près de 85 unités spécialisées entre constructeurs et équipementiers, occupant près de 20.000 personnes en emplois directs.

L’activité de montage des véhicules particuliers et utilitaires légers s’identifie pratiquement à la Somaca qui assure actuellement, après l’échéance de la convention de la voiture économique avec Fiat, le montage des marques Citroën et Renault pour les véhicules utilitaires légers.

Cette société assurera également l’assemblage de la marque Renault pour les véhicules particuliers à partir de l’année 2005, date de la mise en vigueur de la convention portant sur la nouvelle voiture économique L90.

Le montage des véhicules du poids lourd est assuré par les unités d’assemblage de marques opérant au Maroc (1). Par ces fabrications, la majorité des marques internationales est déjà présente sur le marché national. Tous ces véhicules sont importés en kit, et le taux d’intégration de pièces fabriquées localement est relativement faible. Il s’agit principalement de pneus, batteries et autres accessoires. Les pièces de rechanges sont également importées et distribuées par les distributeurs officiels.

L’activité de carrossage est assurée par des carrossiers nationaux, en association  avec des partenaires internationaux (2).

D’autres unités sont spécialisées dans la fabrication des équipements automobiles (filtres, amortisseurs, tuyaux d’échappement, pneumatiques, faisceaux de câbles…).

(1) DAF, ISUZU, IVECO, MAN, MERCEDES, MITSUBISHI, NISSAN, RENAULT et VOLVO

(2) MARREL, AYATS, CAETANO, HISPANO et IRIZAR

b)    Performances du secteur

Depuis 1996, date de lancement des projets des véhicules économiques, l’industrie automobile au Maroc a connu un nouvel essor de productivité et d’investissement. Sur le plan de la production, cette activité a connu une progression notable entre 1996 et 2003 avec un taux de croissance de près de 86% passant de 6.089 à 11.338 millions de dirhams.

Les investissements ont également connu une hausse de près de 348% avec un montant global d’un milliard de dirhams en 2003, contre 223 millions de dirhams en 1996.

La valeur ajoutée dégagée par ce secteur a connu une croissance de plus de 53% durant la même période passant de 1.960 à 3.001 millions de dirhams.

Les exportations du secteur ont connu une nette évolution durant la même période passant de 1.592,8 millions de dirhams en 1996 à 5.840 millions de dirhams en 2003, soit une hausse de 267%.

De manière générale, le secteur automobile marocain a connu une évolution positive sur la période 1996-2003, due principalement au lancement des projets des véhicules économiques et à la mise en  place d’un environnement fiscal favorable. Aussi, le développement qualitatif des entreprises du secteur en matière de certification a été à l’origine de cette croissance.

c)    Evolution du marché

Le marché automobile global a connu une progression positive durant la période 1996-2004 avec un taux de croissance moyen annuel de 4,5%.

Sur le plan du montage local (CKD), plus de 165.000 véhicules économiques ont été produits, dont près de 93.000 voitures particulières. De même, les importations des voitures d’occasion ont baissé à près de 11.362 véhicules en 2004, alors qu’elles atteignaient 94.000 unités en 1994 et 25.584 unités en 2000.

L’importation du neuf (CBU) a également enregistré une tendance haussière en progressant de 8.903 véhicules en 1996 à 33.537 en 2004.

Quant au marché des poids lourds, il a stagné  tout au long de la période 1996-2004 autour d’une valeur moyenne de 4.322 unités.

d)    Evolution des ventes

En dépit de la stagnation du montage local, due à l'essoufflement du projet de la voiture économique Fiat, les ventes automobiles ont poursuivi une progression de 6% par an en moyenne, passant à 54.924 unités en 2004.

e)    Analyse du secteur par type d’activité

La présentation du secteur automobile marocain a permis de distinguer deux types d’activités y afférentes. La première consiste au montage local (CKD) des voitures particulières, des véhicules utilitaires légers et des poids lourds tandis que la deuxième porte sur la sous-traitance automobile (Industrie des équipements automobiles).

e1) Montage local (CKD)

Depuis 1996, la relance  du  montage local s’est appuyée sur la production de la voiture économique à travers le contrat conclu avec le constructeur italien Fiat. La production d’une automobile à un prix défiscalisé et suffisamment attractif pour capter une partie de la demande couverte essentiellement par les importations de voitures d'occasion, constituait la première étape d’une stratégie ambitieuse de développement du secteur. La seconde étape devait s'inscrire dans la stratégie d'un constructeur mondial tout en contribuant à la production à grande échelle d'une "voiture mondiale" conçue selon des modèles standardisés vendus au Maroc, mais aussi sur certains marchés régionaux, arabe et ouest-africain et, peut-être aussi, européen.

Dans cette perspective, le Maroc est bien entendu en compétition, à partir de l’année 20037, avec d'autres sites mondiaux ou régionaux (Espagne, Roumanie, Tunisie ou Egypte). En effet, les constructeurs cherchent à privilégier certaines plateformes territoriales en raison non seulement des capacités d'absorption du marché intérieur mais aussi des potentialités qu'elles offrent comme pôles d'exportation vers des marchés importants proches.

Ce serait probablement là certains des défis majeurs que devrait permettre de relever la prise en charge de la Somaca par le groupe français Renault.

e2) Sous-traitance automobile

L’industrie des équipements automobiles « sous-traitance automobile » est l’une des toutes premières industries au niveau mondial. Elle représente environ 1.300 milliards d’euros de chiffre d’affaires annuel, dont 25%, soit 300 milliards d’euros, sont réalisés sur le marché du rechange.

Depuis 1996, date de lancement de la voiture économique, la production des composants automobiles a augmenté passant de 200 à près de 700 millions d’euros en 2003, grâce à la montée en volume de l’intégration locale mais aussi suite à l’implantation de nouveaux équipementiers mondiaux au Maroc. Ces derniers sont positionnés sur des industries faisant appel à une main d’œuvre qualifiée et intensive, tels que les faisceaux de câbles, les coiffes, l’assemblage des composants électroniques …

Les investissements en la matière ont connu une croissance soutenue grâce à l’implantation de nouveaux équipementiers de premier rang soutenus par le fonds Hassan II pour promouvoir l’investissement dans le secteur. Ce fonds prend en charge les frais d’acquisition du terrain et des constructions respectivement à hauteur de 50% et 30% de leurs coûts.

Structure de la clientèle et des fournisseurs

Selon une enquête réalisée par le Département de l’Industrie, les équipementiers marocains orientent leurs produits vers le marché local direct. Celui-ci absorbe 68% de leurs ventes, contre 73 % trois années plus tôt. Ce différentiel a été gagné principalement sur le marché direct de l’Union Européenne où la part des ventes marocaines est passée de 13 % en 2000 à 19 % en 2003.

La structure des fournisseurs, quant à elle, démontre une relative stabilité sur les six dernières années, avec une prédominance des fournisseurs de l’Union Européenne. Selon des prévisions du MCI (ministère du commerce et de l’industrie), la part des fournisseurs marocains est appelé à augmenter dans les trois prochaines années.

Concurrence et partenariat

La concurrence subie par la sous-traitance est considérée comme liée essentiellement à l’ouverture aux importations et aux pays concurrents. La contrebande, responsable notamment des grandes difficultés rencontrées dans le secteur, est considérée également comme un facteur important de concurrence. La concurrence vis-à-vis de la production de faisceaux de câbles s’exprime davantage à l’étranger, puisque cette production est orientée majoritairement vers l’export.

Concernant les partenariats étrangers, 37% des équipementiers marocains ont affirmé avoir déjà trouvé ou être à la recherche d’un partenaire étranger. Il y donc une grande disponibilité de ces entrepreneurs envers le partenariat international. Ce partenariat est, cependant, essentiellement recherché pour des objectifs commerciaux (recherche ou pénétration de marché). En second lieu, il est recherché pour des motifs d’accès à la technologie et, en troisième position, pour un objectif de participation au capital (joint-ventures).

Perception des besoins en appui et services/conseil

Les besoins en informations, en conseil en technologie et en conseil sur la stratégie de mise à niveau, de même que les besoins en informations sur les marchés, aussi bien marocain qu’étrangers, sont apparus comme les plus importants.

Il est intéressant de constater que l’intérêt de la coopération avec des entreprises étrangères est considéré comme également un grand besoin. A l’opposé, la coopération avec des entreprises marocaines est plutôt minimisée en tant que besoin. Cela est confirmé, au demeurant, par l’appréciation rencontrée lors de cette enquête qui relève un faible niveau de coopération dans le secteur.

Perspectives de développement du secteur

Corollairement à ce qui précède, l’industrie automobile marocaine présente des potentialités de développement intéressantes matérialisées par l'existence d'une construction automobile et d'une industrie de sous-traitance, ayant fait ses preuves aussi bien au niveau local qu'au niveau de marchés à l'export.

Ainsi et afin d’assurer la pérennisation du secteur automobile au Maroc, le Département de l’Industrie déploie ses meilleurs efforts dans le cadre d’une vision s’articulant autour de trois axes essentiels à savoir  la pérennisation de l’activité de montage automobile, la mise à niveau de l’industrie  de la sous-traitance automobile et le développement de la recherche en amont du secteur.

Pérennisation de l’activité du montage automobile

Les efforts déployés par le Département de l’Industrie ont permis à ce secteur de passer d’une situation d’arrêt de l’activité de montage à la Somaca au plus tard pour l’année 2008, à une perspective de croissance et d’évolution de toutes ses composantes, puisque le site marocain de montage est désormais un maillon de la chaîne d’un grand constructeur automobile, en l’occurrence le groupe Renault.

De ce fait, le projet Renault reste une opportunité grandissante pour relever le défi visant à faire de ce secteur un des pôles stratégiques pour la relance de l’industrie nationale.

Toutefois, il convient de préciser que la pérennisation du montage automobile au Maroc requiert un passage de la logique CKD à la logique de construction automobile. Cette mutation est à l’évidence dépendante du développement au Maroc de l’emboutissage et la fonderie orientée automobile.

A ce titre, il convient de rappeler que la réflexion est engagée dans ce sens en concertation avec le Groupe Renault et la société Matra Automobile Engineering. En effet, des missions sont encours pour l’examen de la faisabilité au Maroc de projets relatifs à l’emboutissage et la fonderie automobile.

Pour ce qui est de l’état d’avancement du projet Logan au Maroc, il convient de rappeler qu’un plan de progrès a été mis en œuvre et qu’un comité de suivi a été composé de responsables du Département, du Groupe Renault, des équipementiers et de l’Amica dans l’objectif d’atteindre de bons nivaux de compétitivité aussi bien dans le montage que dans les équipements intégrés, de positionner également le marché d’autres véhicules utilitaires au niveau régional et de continuer par conséquent leur développement au Maroc.

Le premier arrivage des collections CKD a eu lieu le 7 janvier 2005 et la commercialisation de la Logan Maroc débutera, comme prévu, à partir du mois de septembre 2005.

Les fournisseurs marocains retenus actuellement dans l’intégration sont en nombre de 10, ce qui permettra la réalisation d’un taux d’intégration de près de 20%. Ce taux atteindra  à terme 39%, en dehors du projet d’emboutissage et de fonderie automobile.

Mise à niveau et développement de l’industrie de la sous-traitance automobile

La concurrence observée chez les constructeurs automobiles en matière d’innovation et de développement de nouveaux produits, conjuguée au maintien des prix de vente, voire leur révision à la baisse, pousse ces derniers à exercer des pressions sans cesse sur leurs fournisseurs pour baisser les prix des composants automobiles.

Cette situation impose à l’entreprise équipementière des efforts permanents en matière de réduction des coûts, ce qui nécessite une persévérance et une vigilance continue de sa part pour être en permanence à l’écoute de son environnement.

Projet de contrat-programme au profit des équipementiers

L'Amica s’est récemment lancée dans l’élaboration d’un projet de contrat-programme devant être présenté au Ministère du Commerce et de l’Industrie avant sa signature avec les différents membres concernés du Gouvernement. L’objectif visé à travers ce contrat-programme est de construire, avec pragmatisme, une vision ambitieuse du développement du secteur des équipements automobiles à l’horizon 2014.

A cet effet, il a été procédé, grâce au concours de la GTZ, au recrutement d’une expertise compétente qui aurait en charge le recueil des points de vue de l’ensemble des membres et partenaires pour arrêter les grands axes du contrat-programme.

Aussi, ce contrat-programme devrait définir le plan d’action à mettre en œuvre par les parties signataires pour mobiliser le potentiel de croissance que recèle le secteur de l’industrie automobile et mettre à profit ses gisements de productivité et son potentiel compétitif et par là stimuler sa relance.

Il devrait également, sur la base du diagnostic du secteur, mettre en place un dispositif stratégique volontariste en vue de déclencher la véritable machine de développement du secteur permettant au Maroc de devenir une plate-forme automobile incontournable dans la région du Croissant Méditerranéen.

Recherche et développement en amont du secteur

Une convention a été signée le 08 avril 2004 entre l’Etat marocain et le Groupe Pininfarina, pour la création au Maroc d’un centre de recherche et de développement complet ou partiel d’automobile, ainsi que la création ultérieure d’un centre d’essais sur pistes de véhicules dans la région de Marrakech.

A noter que le Groupe Valeo dispose d’un centre spécialisé dans le développement et les essais des faisceaux de câbles.

Source : finances.gov (Février 2005)

 

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